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Le député-maire d'Evry a donc répondu à Martine Aubry hier. Une longue missive qui n'est pas tendre. Morceaux choisis: 

"J'ai lu avec étonnement la lettre dans laquelle tu m'adresses tes amitiés et m'enjoins... de me taire ou de quitter le Parti socialiste (...) Beaucoup de forces se sont alors mobilisées pour étouffer l'indispensable démarche de rénovation. Après le désastre électoral du 7 juin dernier, je ne suis pas étonné que ces mêmes forces te demandent aujourd'hui d'imposer le silence dans les rangs". Manuel Valls serait un donc un partisan de la théorie du complot ?

"Je suis surpris, par contre, par la méthode. Pourquoi avoir transmis simultanément ta lettre à la rédaction du Parisien ? (...) L'urgence était-elle donc telle qu'il ait fallu reprendre la plume pour masquer le cuisant échec d'une récente initiative épistolaire à l'attention des autres partis de gauche ?" 

Place ensuite aux remarques de fond...

"Ton procès d'intention relève donc, au mieux, de la désinformation et, au pire, de l'insulte".

"Je suis frappé que tu n'évoques nulle part, dans ta lettre, les résultats du scrutin européen. Pourquoi un tel déni ? Faut-il que le désaveu ait été si cruel pour justifier un tel refoulement ?"

"La crise de notre parti – qui est aussi celle de la social-démocratie européenne – n'est pas de mon fait ; elle a été établie et sanctionnée par nos concitoyens eux-mêmes lors de toutes les échéances électorales majeures depuis 2002". Tu l'as dit...

Et pour finir avec cette diatribe, la baudruche Valls se dégonfle comme il se doit: "Et puisque tu me sommes de donner une réponse claire à ton ultimatum, je t'informe que j'entends bien rester fidèle à mon poste, à ma famille politique et à mes valeurs".

Cela serait tellement dommage de ne plus disposer de l'appui du parti pour se faire élire... 
Tag(s) : #Actualité

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