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C'est la question que l'on est en droit de se poser après le jugement rendu par le Tribunal correctionnel d'Evry à l'encontre de l'agresseur d'un couple de femmes homosexuelles à Epinay-sous-Sénart. C'est à une peine bégnine de 60 heures de travaux d'intérêt général que celui-ci a été condamné.

Cette affaire est pourtant symptomatique de ces zones de non-droit qui pullulent sur le territoire national aujourd'hui. A l'heure où la tolérance et le vivre-ensemble sont repris en choeur par toutes les bonnes âmes pour supporter l'intolérable, un couple de jeunes filles homosexuelles s'étant installé dans une cité a eu l'opportunité de constater que le vivre-ensemble n'était pas un idéal partagé par tous.

Les deux jeunes filles, Cynthia et Priscilla s'installent dans la cité des Gerbaux d'Epinay. Sans honte mais sans en faire étalage non plus, cependant dans la cité ce n'est pas vu d'un bon oeil. Très vite des "jeunes" les prennent à partie et les insultent dans la rue. Des propos comme "sales gouines" ou "les gouines n'ont rien à faire à Epinay" sont monnaie courante pour elles. Mais elles encaissent stoïquement.

Jusqu'à ce jour où au bas de leur immeuble elles sont agressées physiquement. Ce jour là un groupe de jeunes s'approchent d'elles. Un mineur donne d'abord un coup de pied a visage de Cynthia. Priscilla s'interpose et les coups pleuvent. Les deux jeunes filles sont légèrement blessées. 

Les quatres agresseurs, trois mineurs et un majeur sont interpellés. C'est le majeur de 19 ans, Jason, qui est passé devant le tribunal correctionnel. Celui-ci est déjà largement connu de la justice puisqu'il a été condamné tout récemment à trois mois de prison ferme pour une affaire de recel de vol de voiture (tiens tiens...). Ce délinquant confirmé a donc été condamné à 60 heures de travaux d'intérêt général, une sanction honteusement légère au vu des faits reprochés et du passé judiciaire de l'individu. Le parquet en est largement complice puisqu'il avait simplement requis 80 heures de TIG et aucune peine de prison alors qu'il y a bel et bien eu agression physique.

"A force de harcèlement, Jason a obtenu ce qu'il voulait: chasser les lesbiennes de SA cité", a plaidé Caroline Mécary l'avocate des victimes. Car tout comme la Police ou les Sapeurs-pompiers ne peuvent plus entre dans les cités, ne peuvent y vivre un grand nombre de nos compatriotes à cause de l'intolérance d'une population inassimilée.

Le Front National de l'Essonne rappelle solenellement que ces jeunes filles, comme tous nos compatriotes ont le droit de vivre en liberté, d'être protégés et de ne pas vivre dans la peur.

(source
Tag(s) : #Lu dans la presse

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