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Au moment où les indicateurs montrent une poussée conséquente de Marine Le Pen, Essonne Info est allé rencontrer cette jeunesse qui s’engage au Front national.

 

La montée de Marine Le Pen dans les sondages inquiète et questionne. Il serait erroné de considérer que la percée de la nouvelle présidente du Front national n’existe que par un simple effet médiatique. Lors des élections régionales de l’année passée, les scores des listes d’extrême droite avaient dépassé le seuil des 12,5 % d’inscrits – nécessaires au maintien pour le second tour en cas de triangulaire lors des prochaines élections cantonales – et/ou arrivés secondes, sur 198 cantons, indique l’IFOP dans une note d’analyse sur les perspectives du FN pour les cantonales.

Fait notable de cette percée, un grand nombre de jeunes ont rejoint les rangs du parti frontiste, pour accompagner l’ascension de leur nouvelle meneuse. En Essonne, le Front national dispose de six candidats venant du FNJ, le Front National de la Jeunesse, aux élections cantonales de dimanche.

Qui sont ces jeunes qui s’engagent au Front ? Qu’elles sont leurs motivations ? Essonne Info est allé à la rencontre d’Audrey Guibert, la jeune responsable départementale du mouvement Lepeniste en Essonne et candidate sur le canton d’Athis-Mons.

« Ce qui m’a séduit chez Marine Le Pen, c’est son programme de justice sociale »

Loin de l’image que nous pouvons nous faire du militant d’extrême droite, antisocial et ouvertement raciste, Audrey Guibert pourrait en déconcerter plus d’un. D’une voix apaisée et d’un naturel souriant, elle a répondu à toutes nos questions.

Âgée de 24 ans, la candidate athégienne est étudiante en école de commerce et management sur Paris. « En alternance, ce qui me permet d’avoir un pied dans le monde du travail et l’autre en cours », souligne Audrey Guibert, comme pour montrer qu’elle n’est pas coupée des réalités des Français. Cette jeune femme a rejoint le Front national il y bientôt trois ans, « portée par le dynamisme de Marine Le Pen qui a mis l’aspect social au cœur de son programme ».

Après quelques interrogations, sa famille – des personnes traditionnellement électeurs de l’UMP – a finalement accepté son engagement. « Il est même probable que ma mère vote pour nous » chuchote t’elle fièrement. Audrey Guibert estime d’ailleurs qu’un nombre non négligeable « d’électeurs de l’UMP viennent ou reviennent au Front national ».

« Nous ne sommes pas des racistes, mais des patriotes »

La militante ne comprend pas les propos du coprésident du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui « nous considère comme des fascistes ». Ce qui pour elle est faux, « nous ne sommes pas des racistes, mais des patriotes », nous indiquant d’ailleurs qu’un grand nombre de musulmans rejoignent le Front national, car « ils savent très bien que nous sommes opposés aux islamistes et non à la population musulmane ».

Une apparence humaniste qui contraste avec les sempiternelles propositions de sa formation politique à l’encontre des clandestins, accusés « de bafouer les lois de la république ». Audrey Guibert prône la suppression de l’aide médicale d’urgence aux sans-papiers, qui avec l’arrêt de toutes subventions aux « associations communautaristes » sont pour le Front national des sources d’économie pour lutter contre « le gaspillage opéré par la majorité socialiste » (lire notre article).

Audrey Guibert avec Camille Houeix (candidat sur le canton d’Évry Sud), Pierre Planquette (Candidat sur le canton de Massy Ouest), Emmeline Fontaine (remplaçante sur le canton de Chilly-Mazarin), Sarah Lorlano (remplaçante sur le canton d’Évry-Sud) et Raphael Thomas (remplaçant sur le canton de Draveil) sont le symbole de la « vague bleu marine ».

Source : Essonne Info / reportage de Damien Mariller 

Tag(s) : #Elections Cantonales 2011

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