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Depuis le déraillement d’un train survenu vendredi en gare de Brétigny sur Orge, c’est la pagaille sur le RER C.

D’abord parce qu’un certain nombre d’entre eux sont supprimés du fait qu’ils ne peuvent circuler en gare de Brétigny. Mais aussi parce que l’organisation visant à proposer des alternatives aux voyageurs est critiquable, notamment tard le soir.

Car si dans la journée, les voyageurs semblent pouvoir peu ou prou se rendre à leur travail, que ce soit via d’autres lignes de RER ou par le bus, la chose est beaucoup moins aisée au-delà de 23h.

Seulement, nombreux sont ceux qui ne peuvent faire autrement que de rentrer à cette heure-ci, profession oblige. Et c’est là que panique et désarroi entrent en scène. Que ce soit côté usagers, ou côté personnel SNCF en charge de l’orientation des voyageurs et en confrontation direct avec leurs mécontentements. Chaque jour depuis vendredi, la tension monte donc un peu plus.

Exemple concret d’après le témoignage de différents usagers du RER C, et du personnel SNCF, avec la soirée du Lundi 15 Juillet.

Les trains ELBA et DEBA sont actuellement supprimés en fin de soirée. Evènement qui n’a rien d’exceptionnel en soi. Puisqu’il arrive fréquemment que pour des travaux, ou autres circonstances exceptionnelles, ces trains ne circulent pas au-delà de la gare de Juvisy, tard le soir. C’est alors, qu’habituellement, des bus de substitutions sont mis en place afin de desservir les différentes gares du parcours des trains supprimés. Le trajet est alors plus long certes, mais le trafic fluide, l’attente quasiment inexistante, bref, les voyageurs arrivent à bon port relativement vite.

Mais le déraillement d’un train en gare de Brétigny ne semble pas constituer une circonstance suffisamment exceptionnelle pour que toutes les mesures soient prises afin de garantir un service de qualité aux usagers. Cela ne semble pas mériter la même organisation que pour les travaux. Et les bus de substitution ne sont donc en service que de 7h à 23h. Tant pis pour ceux qui travaillent plus tard et qui voudraient rentrer chez eux après.

Ainsi les trains ELBA et DEBA sont supprimés totalement. Ils ne vont pas même jusqu’à Juvisy. Les voyageurs, au pied du mur, se retrouvent donc contraints de prendre un autre RER, le JILL, omnibus jusqu’à Juvisy. Mais comme expliqué précédemment, il n’y a plus de bus de substitution au-delà de 23h. Aux usagers de « prendre leur disposition pour rentrer chez eux », selon un membre du personnel de la SNCF. Ceux-ci ont cependant fait valoir leur extrême générosité qui les a conduit à faire appeler des bus exceptionnellement au-delà de l’heure prévue afin d’assurer la fin du parcours aux usagers exaspérés.

Ainsi, les voyageurs devront s’attendre à partir travailler déjà dans de grandes difficultés, mais surtout, sans jamais vraiment savoir l’heure à laquelle ils pourront rentrer chez eux.

Par ailleurs le personnel SNCF semble aussi désemparé, confronté aux mêmes problèmes que les usagers. Ils doivent par ailleurs faire face à leur mécontentement, et se retrouvent de fait, dans des situations souvent délicates à gérer. Leur hiérarchie ne semble pas prendre en compte leurs réclamations : « Nous leur ferons un mail (dit une des dames de la SNCF), mais on ne sait même pas s’il le feront remonter. Et comme d’habitude, nous n’aurons aucun retour… »

Le service public doit être au service du public ! Il doit retrouver la qualité qu’on lui connaît. Il serait enfin temps d’entamer le changement. Car nous constatons que malgré toutes les structures qui existent, Région, Département, Intercommunalités, villes etc. personne n’est en mesure de prendre en charge ces voyageurs de toute fin de soirée.

Si la ville de Sainte-Geneviève des Bois affrète quelques bus pour les voyageurs à 18h, d’autres villes devraient en faire autant. Mais pas qu’à 18h. Jusqu’à la fin du service habituel normal. Car il est scandaleux de voir un tel degré de désorganisation, et un tel désintérêt pour une partie des usagers du réseau ferré, qui, comme tous les autres, payent de plus en plus cher leurs titres de transport, pour un service dont la qualité laisse de plus en plus à désirer !

Franck Beeldens,

Responsable de la 4ème circonscription de l'Essonne

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